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TESTS OBJECTIFS DE FONCTIONS NEURO VEGETATIVES DANS LA NEUROPATHIE DIABETIQUE |
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Epreuve d'orthostatisme |
1. Epreuve d'orthostatisme
Technique
Le patient reste couché jusqu'à ce que la tension artérielle et le pouls soient stabilisés.
Il se lève alors brusquement et reste immobile en position debout, sans appui, pendant 15 min.
On mesure la tension artérielle et le pouls à trois reprises avant le changement de position, à chaque min. pendant les 5 premières min. d'orthostatisme et enfin à la 10éme et la 15éme minute.
Interprétation
Une diminution de plus de 10 mmHg de la pression artérielle moyenne (diastolique + 1/3 de la pression différentielle) peut être utilisée comme critère de réponse pathologique et s'accompagne presque toujours d'une symptomatologie typique d'hypotension orthostatique. Certains auteurs proposent une chute d'au moins 30 mmHg de la pression systolique.
Quant au pouls, l'absence d'une accélération persistante, même discrète, est pathologique.
Une chute de pression réversible lors des premières minutes d'orthostatime parle en général contre une lésion organique.
2. Test de Ewing
Technique
Le patient reste en position couchée jusqu'à ce que sa fréquence cardiaque soit stabilisée.
Il se lève alors brusquement, en moins de 5 sec.
Il reste debout sans appui.
On enregistre l'ECG à la vitesse de 50 mm/sec. à partir des derniers instants de clinostatisme jusqu'au 30éme battement cardiaque en orthostatisme (dérivations périphériques ou avec le monitoring HP)
Interprétation
Chez le sujet sain, on observe une accélération cardiaque maximale vers le 15éme battement après le changement de position et une bradycardie relative au 30éme.
Le quotient du 30éme et du 15éme intervalle RR de l'électrocardiogramme est supérieur à 1,03 chez les sujets témoins, il est inférieur chez les patients présentant des lésions du système nerveux végétatif.
Ces modifications de fréquence cardiaque sont transmises par l'intermédiaire du nerf vague.
3. Manœuvre de Valsalva selon Levin
Technique
Le sujet est installé en position semi-assise, le tronc à 45o.
On lui demande d'expirer brusquement dans un embout buccal relié à un manomètre.
Il maintiendra une pression d'environ 30 mmHg pendant 12 sec. (l'expiration forcée doit se faire sans inspiration profonde préalable).
On s'assurera de la bonne collaboration du patient en créant une petite fuite dans la tubulure à l'aide d'une aiguille d'injection intra-dermique.
A la fin de l'expiration forcée, le patient respirera normalement et ne parlera pas pendant 30 à 60 sec.
On enregistre les dérivations périphériques de l'électrocardiogramme à 25 mm/sec.pendant toute la durée du test. Indiquer le début et la fin de l'augmentation de pressions intra-thoracique par un coup de crayon.
Interprétation
Levin a défini un index, quotient de l'intervalle RR de l'ECG le plus long après, et de l'intervalle le plus court pendant l'augmentation de pression intra thoracique.
Ce rapport devrait être supérieur ou égal à 1,2.
4. Variations de l'intervalle RR selon Hilsted
Technique
Le patient est couché et au repos pendant 5 min. avant le test.
On lui demande d'effectuer 5 respirations et expirations profondes en utilisant toute sa capacité vitale.
Chaque inspiration et chaque expiration durera respectivement 5 sec.
On enregistre les dérivations périphériques de l'ECG à 50 mm/sec. pendant la respiration forcée.
Mesurer la longueur des intervalles RR sur toute la période.
On calculera la différence entre les fréquences cardiaques maximale et minimale pour chacun des cycles respiratoires.
Déterminer ensuite la moyenne de ces 5 différences.
Interprétation
Une différence moyenne inférieure à 10 battements/min. calculée sur 5 cycles respiratoire, peut être considérée comme pathologique.
Dans le travail original de Hilsted la différence moyenne chez 10 sujets normaux était de 24 battements/min., de 17 b/min. chez 71 diabétiques sans neuropathie, de 8 b/min. chez des diabétiques avec neuropathie périphérique et de 4 b/min chez 7 porteurs de neuropathie végétative clinique.
D. Tagan, octobre 1999