3. L'état de choc

L’état de choc est une défaillance grave dans le système circulatoire (par exemple, lors d’hémorragie, de brûlure, de maladie, etc.) qui a pour conséquence directe une diminution de l’apport sanguin aux tissus. Ce qui revient à dire que les tissus sont moins bien oxygénés, et donc que l’organisme subit une détresse cellulaire très grave. Celle-ci met directement en danger la vie de la victime, car elle menace les fonctions les plus vitales.

Circonstances aggravant l’état de choc:

Le froid
Une forte émotion
La douleur

Pourquoi cela peut-il aggraver un état de choc ?
Tous ces facteurs sont des situations de «stress». Pour y faire face, le corps aura besoin de plus d’oxygène que d’habitude. Or dans l’état de choc, les cellules manquent déjà cruellement d’oxygène; l’organisme ne sera plus capable de réagir pour combler ce nouveau type de demande.

Ainsi on comprend mieux pourquoi la règle essentielle «anti-choc» est d’éviter toute dégradation de la situation, principalement en :

couvrant la personne; il faut éviter qu’elle n’ait froid, mais sans la réchauffer car, dans ce cas, on provoque l’effet inverse (= vasodilatation) qui empêche l’organisme de se défendre naturellement,
installant la victime au calme; il faut lui parler amicalement, la rassurer, éloigner les curieux, etc.
respecter le principe d’immobilité d’une fracture (cela ne veut pas dire qu’il faille y toucher),
penser à communiquer au médecin et/ou à l’équipe de secours les informations qui semblent importantes sur les circonstances de l’incident, d’une part, et celles obtenues par l’interrogatoire et l’observation de la victime, d’autre part.

Et comme dans toutes circonstances:

rassurer la victime,
ne jamais la laisser seule,
refuser gentiment de lui donner à boire ou à manger, même si elle le demande;
surveiller de près les signes vitaux (respiration, pouls, état d’éveil),
être attentif à tout changement de comportement soudain de la personne (conscient-inconscient; agité-calme; etc.),
empêcher la victime et son entourage de fumer.

Comment réagir pour prévenir l’état de choc:
La personne chez qui l’on suspecte un choc doit être soumise dès que possible à un traitement médical. Il faut donc immédiatement faire appel au service d’urgence pour la prise en charge et le transport vers un centre hospitalier.

En attendant le service d’urgence:

supprimer la cause en stoppant immédiatement les saignements graves,
donner de l’air à la victime en éloignant tous les curieux et en desserrant col, cravate, ceinture, etc.
s’assurer que la personne respire suffisamment,
maintenir la personne au calme, en position allongée sauf les malades pulmonaires chroniques et les malades cardiaques. Dans ces deux derniers cas, il faut donner à la personne la position semi-assise qu’elle sent être la plus confortable; c’est elle qui choisit
surélever les jambes par rapport au corps sauf pour les malades pulmonaires et cardiaques, ainsi que dans les cas de traumatisme.

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