L’état de choc est une défaillance grave dans le système circulatoire (par exemple, lors d’hémorragie, de brûlure, de maladie, etc.) qui a pour conséquence directe une diminution de l’apport sanguin aux tissus. Ce qui revient à dire que les tissus sont moins bien oxygénés, et donc que l’organisme subit une détresse cellulaire très grave. Celle-ci met directement en danger la vie de la victime, car elle menace les fonctions les plus vitales.
Circonstances aggravant l’état de choc:
| • | Le froid |
| • | Une forte émotion |
| • | La douleur |
Pourquoi cela peut-il aggraver un état de choc ?
Tous ces facteurs sont des situations de «stress». Pour y faire face, le corps aura besoin de plus d’oxygène que d’habitude. Or dans l’état de choc, les cellules manquent déjà cruellement d’oxygène; l’organisme ne sera plus capable de réagir pour combler ce nouveau type de demande.
Ainsi on comprend mieux pourquoi la règle essentielle «anti-choc» est d’éviter toute dégradation de la situation, principalement en :
| • | couvrant la personne; il faut éviter qu’elle n’ait froid, mais sans la réchauffer car, dans ce cas, on provoque l’effet inverse (= vasodilatation) qui empêche l’organisme de se défendre naturellement, |
| • | installant la victime au calme; il faut lui parler amicalement, la rassurer, éloigner les curieux, etc. |
| • | respecter le principe d’immobilité d’une fracture (cela ne veut pas dire qu’il faille y toucher), |
| • | penser à communiquer au médecin et/ou à l’équipe de secours les informations qui semblent importantes sur les circonstances de l’incident, d’une part, et celles obtenues par l’interrogatoire et l’observation de la victime, d’autre part. |
Et comme dans toutes circonstances:
| • | rassurer la victime, |
| • | ne jamais la laisser seule, |
| • | refuser gentiment de lui donner à boire ou à manger, même si elle le demande; |
| • | surveiller de près les signes vitaux (respiration, pouls, état d’éveil), |
| • | être attentif à tout changement de comportement soudain de la personne (conscient-inconscient; agité-calme; etc.), |
| • | empêcher la victime et son entourage de fumer. |
Comment réagir pour prévenir l’état de choc:
La personne chez qui l’on suspecte un choc doit être soumise dès que possible à un traitement médical. Il faut donc immédiatement faire appel au service d’urgence pour la prise en charge et le transport vers un centre hospitalier.
En attendant le service d’urgence:
| • | supprimer la cause en stoppant immédiatement les saignements graves, |
| • | donner de l’air à la victime en éloignant tous les curieux et en desserrant col, cravate, ceinture, etc. |
| • | s’assurer que la personne respire suffisamment, |
| • | maintenir la personne au calme, en position allongée sauf les malades pulmonaires chroniques et les malades cardiaques. Dans ces deux derniers cas, il faut donner à la personne la position semi-assise qu’elle sent être la plus confortable; c’est elle qui choisit |
| • | surélever les jambes par rapport au corps sauf pour les malades pulmonaires et cardiaques, ainsi que dans les cas de traumatisme. |
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